Patrimoine végétal et viticole

Sur une surface totale de 416 hectares, notre ville compte 485 000 m² d’espaces verts, dont l’entretien est géré pour 70 % par les services communaux et par une entreprise pour les 30 % restants.

Notre ville est très riche en matière de patrimoine végétal, à la fois dans le domaine communal, mais aussi dans le domaine privé (résidences, zones pavillonnaires), et compte de nombreux arbres remarquables qu'il faut conserver. Il est cependant indispensable de renouveler ce patrimoine, et dans certains cas, pour des raisons de sécurité, décider de l’abattage d’arbres en mauvais états. Suite à la tempête de 1999, une étude a été confiée à une société spécialisée chargée du diagnostic phytosanitaire du patrimoine arboré de la commune.
Pour homogénéiser les espaces verts du centre-ville qui appartiennent à l’OPH et à la commune, la ville travaille avec un cabinet d’architecte paysagiste urbain.

Renouvellement du patrimoine

Afin d’entretenir le patrimoine végétal de la commune, il est indispensable de le renouveler régulièrement en vue de le faire vivre et évoluer. La commune poursuit donc son action de ville fleurie en mettant en place un plan paysager dans différents secteurs de la ville, en collaboration avec le groupe Géovision. Ce programme comprend des plantations d’arbres et de fleurs à travers la ville afin de permettre aux Ermontois d’avoir un cadre de vie toujours plus accueillant. Un travail va être notamment effectué au niveau des entrées de ville, afin de souligner et de valoriser cette première image de la ville.

En raison du mauvais état sanitaire de certains arbres, la commune a décidé l’abattage de ces arbres pour des raisons de sécurité (risque de chutes de grosses branches). Ils sont remplacés aussitôt par deux autres arbres.

Fière de ses parcs et jardins, Ermont cultive la nature "intra-muros". Cette année, ce sont 57 arbres et conifères qui sont plantés.

En traversant la commune d’Ermont, on perçoit l’image d’une ville verte. Cette impression est donnée, avant tout, par la présence de jardins privés et d’espaces plantés des grands ensembles de logements qui couvrent la majeure partie du territoire communal.
Les plantations d’arbres et de conifères marquent la volonté de la Municipalité d’intégrer le végétal au paysage urbain, d’améliorer l’environnement et la qualité du cadre de vie, de développer, valoriser et protéger son patrimoine végétal.

Le patrimoine communal arboré

Depuis 1998, on trouve à Ermont différentes variétés d’arbres tels que des platanes, des marronniers, des érables, des tilleuls et des sorbiers. Ils sont répartis en quatre catégories :

  • les feuillus caducs, présents à 90 % ;
  • les conifères, 7, 8 % du patrimoine ;
  • les marcescents moins de 2 % ;
  • les arbres au feuillage persistant, 0,15 %.

Sur la commune, il y a environ une trentaine d’espèces différentes de feuillus.

3 900 arbres

En 2009, ce sont 3 900 arbres en tout qui bordent les parcs de la ville ainsi que ses avenues. Parmi ces arbres, onze sont remarquables par leur taille (diamètre supérieur à 90 cm) : parc de la Mairie et devant le terrain d’aventures situé boulevard de Cernay.
Sur la totalité de ce patrimoine, 42 % sont de jeunes arbres et 6 % de vieux arbres.
191 arbres doivent faire l'objet d'une attention particulière pour la sécurité des hommes et des biens.

Plus de 119 espèces ont été recensées, dont principalement : le paulownia (parking du parc Beaulieu), le tilleul et le frêne (rue Maurice Berteaux), le liquidambar (rue Saint-Flaive), l'érable de Cappadoce (parc de l'Audience), le févier d'Amérique (piscine municipale Marcellin Berthelot), l'ailanthe (boulevard de Cernay) et une collection de chênes (parc de la Mairie).

Un plan pluriannuel de plantation de tiges de gros diamètre (25/30) est en place, et 100 000 € TTC sont alloués chaque année par le conseil municipal.

Avec le soutien financier de la Région Ile-de-France via son Agence des Espaces verts, dans le cadre de sa politique de renouvellement du patrimoine arboré de la commune, des plantations d’arbres ont eu lieu en 2012 : rues du professeur Dastre, de Soisy, Landowski, à l’Arche (150 rue de la Gare), parvis du collège Saint-Exupéry, au groupe scolaire Alphonse-Daudet, au parc du bi cross rue du général Decaen et au giratoire située rues de la Gare et de Soisy.

Cultiver au naturel

En accord avec sa politique de protection de l’environnement, la ville d’Ermont a adopté, depuis le 31 janvier 2008, une nouvelle méthode pour lutter contre les insectes nuisibles au patrimoine végétal de la ville, appelée lutte intégrée. Sa formule est simple : intégrer un échantillon d’insectes prédateurs qui s’attaquent aux insectes ravageurs (pucerons, mouches des terreaux, cochenilles…). Ce dispositif biologique remplace les produits chimiques et s’avère efficace aussi bien pour les espaces verts que pour les productions florales.

Une équipe dévouée à la protection de l'environnement

Le Service municipal Espaces Verts regroupe 16 personnes. Il est chargé de la production et de la plantation, ainsi que de l’entretien et de l’élagage. Il s’occupe également de renouveler régulièrement le patrimoine végétal, en vue de le faire vivre et évoluer.
En matière de fleurissement, la ville produit ses plantes ; le service Espaces verts dispose pour cela de 450 m² de serre chauffée avec régulation automatique (chauffage, ombrage et ouvrants) et de 150 m² de tunnels plastiques de façade.

Les serres

Bacs à fleurs, haies, pelouses, décorations, compositions florales... Avant de s'exposer en ville, ces graines de nature mûrissent à l'abri des regards, dans les serres municipales. Cinq personnes sont chargées de la production horticole de la ville.

La serre est divisée en trois parties : la serre froide, la cathédrale, la serre chaude - où tout y est automatisé : la gestion de l’ombrage, l'aération et la régulation du chauffage.
La première partie est la serre froide où est entreposé la majorité de la production. Deux rotations se chevauchent. La première pour les plantations biannuelles (fleurissement hivernal) et la seconde pour les plantations annuelles (fleurissement estival).
La deuxième partie de la serre est la cathédrale. Elle accueille les plantes vertes de grandes tailles.
Enfin, la dernière est la serre chaude où sont cultivées les plantes vertes. Elle permet au Service municipal des Espaces verts de les utiliser pour les manifestations, d'agrémenter les bureaux des services municipaux… et d'effectuer le démarrage des cultures (semis, boutures…).
Le Service municipal des Espaces verts dispose également de trois serres "tunnels" :

  • l'une qui accueille les plantes qui ont simplement besoin d’être mises hors-gel ;
  • les deux autres servent à la préparation et à l’entreposage des suspensions qui fleurissent la ville l’été.

Une autre serre, située dans le parc de la mairie, à la production des géraniums.

Ermont, ville fleurie

Le fleurissement de la ville s’étale sur trois périodes :

  • le fleurissement estival (sur lequel se base le jury du concours des villes et villages fleuris) ;
  • le fleurissement d’automne, avec la m ise en place de chrysanthèmes (boules pyramidales ou cascades) en mairie, dans les deux cimetières et au monument aux morts ;
  • le fleurissement de printemps, avec la mise en place de plantes bisannuelles et de bulbes.

Fleurs de saison

En hiver, six à sept variétés de plantes sont en production : pensées, myosotis, pavots, pâquerettes…

À la saison estivale, ce nombre augmente considérablement pour passer à une quinzaine : roses d’Inde, pétunias, lantanas, bidens, sauges, bégonias, cosmos, gaura…
Selon les saisons, sont ainsi plantées :

  • 40 000 plantes annuelles dont 4 500 boutures de géranium. Le reste de la production est à base de semis ou de micro-mottes ;
  • 35 000 plantes bisannuelles en semis ;
  • 1 000 chrysanthèmes de notre production et achat de 450 chrysanthèmes cascades.
  • 50 chrysanthèmes à port pyramidal, 150 chrysanthèmes boules et env iron 4 000 bulbes pour le printemps.

Ces dernières années, de nombreux giratoires ont été conçus pour fluidifier la circulation et sécuriser les carrefours. Ceux-ci permettent de valoriser les compétences des équipes de fleurissement par la mise en place des massifs où se mélangent fleurs et mobiliers. Toutefois, régulièrement, des pots et des plantes disparaissent, subtilisés dans un but peu civique. Ces malveillances représentent un coût conséquent pour le budget communal, à la fois pour le remplacement des plantes volées, mais également pour l’étude de solutions visant à éviter ces désagréments.

La commune récompensée

En 2001, Ermont obtient le 1er prix du concours départemental des villes, villages et maisons fleuris du Val d’Oise dans la catégorie "Villes de 15 000 à 30 000 habitants" ainsi qu’un prix "Ville propre", puis reçoit sa 1ère Fleur au concours régional des villes et villages fleuris en 2002. En 2003, la commune reçoit une deuxième Fleur, confirmée en 2005, puis 2007 avec les encouragements du jury.

Tradition : une vigne ermontoise

Vignes d’Ermont - Clos Jouan
Conseiller municipal délégué : Michel Auger
47 rue du 18 Juin


Tous les ans depuis maintenant 25 ans, Ermont célèbre la tradition viticole de notre commune à travers sa Fête des Vendanges. Parmi les animations proposées : pressage et dégustation du jus de raisin sur la place Anita Conti, suivis du défilé des chars réalisés par l’ensemble des acteurs du défilé (associations de la commune et services municipaux) et feu d’artifice sonorisé.

Historique
Les vignes existaient bien avant la guerre de Cent Ans, mais nous ne pouvons évaluer leur importance. A la Révolution, elles occupent encore le tiers de la surface cultivable, soit 107 hectares environ. Les vignes arrachées sont remplacées par des arbres fruitiers. En 1893, la superficie des vignes plantées n’est plus que de dix hectares. Elles tendent si bien à disparaître qu’en 1949, un hectare seulement sur les 416 du territoire est encore couvert de vignes. Elles avaient totalement disparu sauf chez un Ermontois, M. Jouan, qui avait conservé dans son jardin quelques pieds de vigne.

Un renouveau
La tradition viticole est ancienne à Ermont. La Municipalité a choisi depuis de nombreuses années de poursuivre cette tradition. Depuis 1986, la Municipalité entretient deux parcelles de vigne dont une a appartenu à M. Jouan.
Clôturée, la vigne a fait l'objet d'un renouveau complet en 1997. Avec l’aide d’un œnologue, le cépage le bako -vigne d’origine-, a été changé en faveur d’un cépage de Pinot noir, pour une meilleure qualité du vignoble. En 2002, 650 pieds de vigne ont été plantés. Le travail de vinification est fondé sur la qualité, préférée à la quantité. 50 litres sont mis en bouteille chaque année.

Source : Ermont de la Révolution à nos jours, d’André Vaquier et Ermont au fil du temps, éditions du Valhermeil

Le vin ermontois se bonifie !
A la fin du XIème siècle, une abbaye, initialement fondée à Pontoise, rue de la Coutellerie, s'implante sur le plateau Saint-Martin. Les moines y ont droit de foire, on y vend du hareng et du vin produit par les vignes environnantes. C'est l'origine de la foire actuelle de Saint-Martin. Par tradition, on y boit encore aujourd'hui le vin des coteaux de la région, le "ginglet". Tout comme Pontoise, la commune d'Ermont a, elle aussi, une longue tradition viticole. De ce passé restent la Fête des Vendanges, célébrée chaque année fin septembre et… plus de 700 m² de vignes. En 2013, le cru ermontois a été primé lors du concours des vins d'Ile-de-France en remportant le 1er prix en cépage pinot noir pour le millésime 2011.